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TRAVAILLER DANS L'INDUSTRIE
Plus de 45000 entreprises, 2 millions de salariés, 1950 milliards
de chiffre d'affaires, 63% des exportations de l'industrie manufacturière.
Des grands groupes industriels aussi divers qu'Usinor-Sacilor, Renault
ou Bull.Des milliers de petites et moyennes entreprises.
L'industrie française occupe une place préponderante
au sein de l'économie française et recrute chaque année
des milliers de jeunes qualifiés. Un mouvement qui ira en s'accentuant
dans les années à venir pour de simples raisons d'évolution
démographique et de renouvellement des effectifs.
Une situation favorable à
l'emploi
La reprise des investissements industriels que connaît l'industrie
française depuis deux ans est porteuse en terme de création
d'emplois. Seulement, les gains de productivité continuant
à être très importants (3,5% en moyenne sur la
période 1992-1998) et le recours à l'interim étant
de plus en plus courant, l'industrie française semble souvent
continuer à perdre des effectifs. Et, lorsqu'on parle d'un
plan de 1500 suppressions d'emplois là où ailleurs,
personne n'évoque les nombreuses créations d'emplois
qui ont egalement lieu.
En termes d'embauche, trois fonctions (la production, la recherche
et le commercial) recrutent le plus et permettent aux ingénieurs
comme aux titulaires d'un baccalauréat professionnel, d'un
diplôme universitaire de technologie(DUT) ou encore d'un diplôme
d'études supérieures spécialisées(DESS,
un troisieme cycle orienté vers la vie professionnelle) d'avoir
le vent en poupe.
L'industrie a même parfois du mal à dénicher des
candidats de valeur pour certains postes. C'est particulièrement
le cas des opérateurs qualifiés. Une situation d'autant
plus préoccupante que les effectifs du secteur industriel ont
souvent vieilli :
"Si nous ne recrutons pas d'opérateurs qualifiés
aujourd'hui, affirme ainsi le directeur central des ressouces humaines
du groupe Renault, M.Kerebel, c'est bien simple, dans vingt ans, nous
n'aurons plus personne à ces postes."
Même réflexion du coté de la société
de mécanique et de fonderie Bronze Acior, pres d'Evreux, dont
le P-DG affirme :
" Nous nous battons dejà avec nos concurrents
pour recruter à certains postes d'opérateurs très
qualifiés, comme ceux de fraiseur ou d'ajusteur."
L'apprentissage, une formation
d'avenir
Un bon parcours vers la vie professionnelle, c'est aujourd'hui concilier
des études relativement théoriques et un mode de formation
plus pratique par le biais de l'apprentissage. Pour résumer,
entre intelligence inductive et intelligence déductive.
Le raisonnement déductif part de propositions données,
de lois mathématiques ou physiques, pour observer les faits.
A l'inverse, l'induction consiste à se baser sur l'expérimentation
et les faits réels pour en tirer des conclusions générales.
Comme c'est le cas dans une formation d'apprentissage, une voie d'ailleurs
toute particulierement appréciée dans le monde industriel
et qui permet de donner leur chance à toutes les formes d'intelligences.
Les diplomés qui sont passés par le moule de l'apprentissage
présentent en effet la qualité rare de posséder
à la fois la connaissance technique qu'apporte la formation
et la connaissance culturelle de l'entreprise grace aux périodes
passées au sein de l'une d'elles.
En apprentissage ou non, se retrouvent trois grands niveaux de qualifications
(opérateur, technicien, ingénieur) auxquels ne correspondent
pas automatiquement des diplômes :
on peut devenir ingénieur avec un certificat d'aptitude professionnelle(CAP)
ou un bac pro par la voie de la formation continue, alors qu'un titulaire
de DUT peut commencer comme opérateur.
Dans l'industrie plus encore que dans les autres secteurs, il ne faut
pas avoir peur de démarrer au bas de l'echelle !
Actuellement, le premier niveau de qualification permettant de trouver
un emploi dans l'industrie est le CAP.Ce certificat est ouvert apres
la troisième mais peut aussi se préparer à la
suite d'études générales, scientifiques, littéraires
ou économiques postbac. Avec l'élevation continue du
niveau de formation, il devrait logiquement se situer au niveau supérieur,
celui du bac professionnel ou même au-dessus dans les années
à venir.
Les entreprises industrielles recrutent également de nombreux
titulaires de brevet de technicien supérieur (BTS) ou de DUT.
Elles apprécient les diplomés sortant des écoles
d'ingénieurs où, depuis quelques années, ceux
issus des instituts universitaires professionnalisés (IUP).
Comment débuter ?
Aujourd'hui, pour entrer dans une entreprise, il ne faut pas avoir peur
de passer par la petite porte, celle des stages mais aussi des petits
boulots. Le jeune qui veut faire du cinéma et qui débute
comme aide-assistant, c'est à dire ni plus ni moins qu'un porteur
de café et de chaises, deviendra peut-être un jour metteur
en scène.
Tout jeune diplômé doit aujourd'hui s'interroger sur cet
exemple et considérer, qu'apres avoir repéré la
société qui lui convient, il doit se donner les moyens
d'y entrer. On ne compte plus ceux qui ont démaré dans
leur entreprise en y faisant des paquets durant l'été.
Dans cette optique, un job, même de courte durée, est souvent
plus intéressant qu'un stage. Il vous permet de vous confronter
à un véritable travail exercé dans des conditions
réelles. L'important est de vous faire remarquer à ces
occasions par la qualité de votre travail, votre soif d'apprendre,
mais aussi vos capacités de proposition.
Vous vous ouvrirez ainsi toutes grandes les portes du monde
de l'industrie
PETIT PANORAMA DE L'INDUSTRIE
Depuis plus de deux cent ans, l'industrie française est parmi
les plus performante du monde. Des premiers métiers à
tisser aux matériaux composites les plus élaborés,
elle a toujours innové pour imposer sa marque au plus haut
niveau. Et si elle a du souvent réduire ses effectifs ces vingt
dernieres années, c'est pour recouvrer une compétitivité
qui lui faisait largement défaut. Ces années d'efforts
lui ont rendu aujourd'hui le sourire et, dans de nombreux secteurs,
la France peut s'enorgueillir de compter des entreprises leaders.
Toutefois, la compétition reste féroce entre des sociétés
dont les marchés sont désormais mondiaux et qui doivent
impérativement attirer des capitaux pour se développer.
D'où la nécessité impérieuse pour l'industrie
française de recruter régulièrement des jeunes
dont l'esprit d'innovation est leur principal atout.
REPERES HISTORIQUES
Pays de forte tradition agricole, la France a veritablement commencé
à developper son industrie sous LouisXIV grace à la
formidable impulsion donnée par Colbert.Plus de deux cent ans
apres, l'industrie française continue à marquer de son
empreinte le paysage industriel mondial.
Les deux cent premières années
C'est dans une France encore peu portée vers le développement
industriel que Jean-Baptiste Colbert (1619-1683), contrôleur
général des finances de LouisXIV, donne son essor à
l'industrie. Mais sa conception de l'économie est très
dirigiste, les entreprises sont au service du prince. L'Etat, en faisant
des investissements ou en accordant des privilèges, favorise
la création de manufactures (les Gobelins, Saint-Gobain
).
Pour des raisons stratégiques, l'armement et la construction
navale sont encouragés. De même, les industries de produits
de luxe sont favorisées pour satisfaire la demande des nobles.
Quelques entrepreneurs privés fondent cependant peu à
peu au cours du XVIIIeme siècle leurs manufactures, surtout
dans le secteur du textile. Au moment de la révolution de 1789,un
quart des 400 manufactures françaises est d'ailleurs concentré
dans ce domaine.
A la fin du XVIIIeme siècle intervient la premiere révolution
industrielle avec les perfectionnements décisifs qu'apporte
l'Ecossais James Watt (1736-1819) à la machine à vapeur.
Le XIXeme siècle
C'est d'abord la construction du réseau de chemin de fer français
qui provoque la forte expansion de l'industrie française au
cours de la deuxième moitié du XIXeme siècle.
La métallurgie est concernée au premier chef par ce
développement et prospèrent les premières grandes
entreprises comme De Wendel ou Schneider.Pour autant, le textile reste
la première industrie française. Ce sont les régions
du Nord, l'Ile-de-France et la Haute-Normandie qui connaissent l'essor
le plus important, suivies par la Franche-Comté, Rhone-Alpes
et Provence-Alpes-Cote d'Azur.Seules, la Bourgogne et la Bretagne
restent à la traine.
Le XXeme siècle
En 1900,la France occupe une place privilègiée dans
l'industrie mondiale. Avec une production de 45000 voitures en 1913,elle
se situe au deuxième rang mondial pour la construction d'automobiles.
Apres la première guerre mondiale, la production repart et
ce sont plus de 250000 voitures qui sont produites en 1929. Mais,ce
chiffre glorieux cache mal le vieillissement de l'outil industriel.
En 1931,la crise partie des Etats-Unis en 1929 fait entrer la France
dans la récession. La seconde guerre mondiale porte le second
coup à notre industrie et bien peu parient sur ses chances
lorsque survient la libération.
Pourtant, à partir de 1944 l'économie française
connaitra trois décennies d'un fomidable essor", les trente
glorieuses". De 1958 à1974, le produit interieur brut(PIB)
croit de 5,5% par an et la production industrielle de 5,6%. Entre
1952 et1970, la production d'automobiles passe de 500000 à
2,7 millions d'unités par an. Néanmoins, le premier
choc pétrolier, en 1973-1974,stoppe ce bel élan
Les vingt dernières années
Au terme d'industrie, on associe souvent la technologie, la compétitivité,
mais également les restructurations et les fermetures
d'établissements. Des emplois qui disparaissent dans le tumulte
médiatique pendant que d'autres se créent en silence
En
fait, s'il est vrai que de 1975 à 1994,l'industrie a vu ses
effectifs diminuer, cette réduction n'équivaut pas pour
autant à une baisse majeure de l'activité industrielle
en France.Ce sont d'abord l'accroissement de la productivité
de ces grands établissemants industriels d'une part, et l'abandon
d'activités annexes (gardiennage, transport, restauration,
)à d'autres entreprises ou filiales d'autre part, qui
sont responsables de ces transformations. De plus, beaucoup d'entreprises
ont recours à l'intérim : les personnes qu'elles emploient
sont alors comptabilisées dans les sociétés d'intérim
et non pas dans l'industrie. Résultat:dans une population active
en forte augmentation, la part de la population active française
employée dans l'industrie est ainsi passée en vingt
ans de 40% à30%.
Région par région
Ce sont les vieilles terres industrielles, Nord-Pas-de-Calais et Lorraine,
qui ont le plus souffert des restructurations opérées
entre 1975 et 1994. En effet, 38% de l'emploi industriel a ainsi disparu
dans le Nord-Pas-de-Calais et 45% en Lorraine ! De son coté,
l'Ile-de-France a perdu plus de la moitié de ses emplois industriels
de 1975 à 1994,dont plus de 100000 dans le seul secteur automobile.
Nombreux sont les emplois qui ont été délocalisés
dans d'autres régions, et cela notamment dans les secteurs
les plus dynamiques (plastique, parachimie-pharmacie, électronique).
Ce qui n'empèche pas l'Ile-de-France de rester la premiere
région industrielle pour les fonctions à haute valeur
ajoutée (recherche et prise de décision).
Les difficultés de la fonderie, de la mécanique ou encore
du textile-habillement ont fait relativement baisser l'emploi industriel
en Champagne-Ardenne, Picardie et Haute-Normandie.
La Bourgogne progresse dans quelques domaines de pointe(plastique,
électronique, parachimie-pharmacie), alors que la Franche-Comté
a souffert des pertes d'emplois connues par les deux grandes entreprises
qui y sont implantées: PSA (Peugeot-citroen) et Alsthom (ex-GEC-Alsthom).
Si elle a perdu des emplois, la région Rhone-Alpes est devenue
en vingt ans la deuxième région industrielle française.
Son fort réseau de PME lui a permis de compenser les pertes
de la sidérurgie et des biens d'équipements en développant
la mécanique ou la construction électronique.
Même progression intéressante pour la région Provence-Alpes-Cote
d'Azur qui attire de nombreux établissements du domaine de
l'électronique ou de la parachimie-pharmacie.
En fait, si seule la Bretagne peut se vanter d'accroitre son potentiel
industriel, quatre autres régions sont parvenues à le
maintenir entre 1975 et 1994:Alsace,Basse-Normandie,Midi-Pyrénées,et
Pays de Loire.
La région Midi-Pyrénées bénéficiant
tout particulierement de l'expansion de la construction électronique
et aéronautique.
Industrie par industrie
Ce sont les industries des biens intermédiaires et d'équipements
qui ont connu les pertes d'emplois les plus significatives avec, respectivement,
520000 et 600000 emplois perdus au cours des vingt dernières
années. D'importants investissements destinés à
accroitre la productivité expliquent essentiellement ces suppressions
d'emplois.
Autres secteurs touchés, la mécanique et la fonderie
ont perdu plus de 180000 emplois, le textile 149000,les houillères
39000.Seul le secteur de la parachimie-pharmacie est resté
stable en termes d'effectifs.
L'INDUSTRIE FRANCAISE AUJOURD'HUI
L'activité indusrielle a nettement redémarré
en France en 1997 avec un rythme de croissance annualisé de
8%. Le taux d'utilisation des capacités industrielles atteint
les 87%, soit le taux le plus élevé depuis 1990.Pour
1998,les experts de l'INSEE prévoient que l'investissement
productif devrait augmenter de 10%. Resultat:les entreprises embauchent.
Des succès qui ne doivent pas faire oublier que la concurrence
est vive et que de nouveaux défis se présentent en permanence
à l'horizon
Les points forts
Si l'année 1998 se présente comme la meilleure qu'aura
connue l'industrie française depuis 1990,c'est que de puissants
groupes industriels ont su se constituer en s'appuyant sur une multitude
de PME.Deux piliers d'un meme édifice qui permettent à
l'industrie française d'etre fortement exportatrice.
La quatrième puissance industrielle
mondiale
Plus du tiers de la production industrielle française (36%
dans l'industrie métallurgique) est exportée et le
solde manufacturier sur l'étranger croit constamment depuis
huit ans. Négatif en 1990, il atteint aujourd'hui plus de
100 milliards de francs.
Autre point réjouissant, et en dépit de la concurrence
des nouveaux pays industrialisés, la part globale de l'industrie
française se maintient autour de 10% de la production mondiale.
Si elle est la quatrième puissance industrielle mondiale,
devant l'Italie et le Royaume-Uni, la France reste pourtant encore
loin du niveau des Etats-Unis, du Japon et de l'Allemagne.
Des secteurs porteurs
L'industrie française ne manque pas d'exemples de réussites.
Airbus et le TGV sont cités à tout bout de champ,
mais rappelons aussi que Michelin est le numéro 1 mondial
du pneumatique, que Usinor-Sacilor se place deuxième dans
le secteur de la sidérurgie, que la Mégane de Renault
est en tète du palmarès des ventes de voitures en
Europe, que les avions d'affaires Falcon de Dassault sont un succès
commercial.
En outre, à coté des grandes entreprises, des centaines
de PME produisent, exportent, innovent et assurent la renommée
du "made in France"partout dans le monde. Ainsi, c'est
une entreprise de moins de 800 salariés, Sidel, qui règne
sur le marché des machines de fabrication de bouteilles en
plastique.
Ces réussites démontrent bien que la France sait exporter
autre chose que du blé et du parfun. Si le secteur tertiaire
est porteur en termes d'emplois ; il n'assure pas la croissance.
On ne peut en effet s'appuyer sur les seuls revenus du tourisme
pour améliorer notre balance commerciale
En fait, en
externalisant de nombreuses activités, l'industrie française
a su developper un secteur tertiaire d'un nouveau type, qu'on pourrait
qualifier de "tertiaire industriel" car il ne travaille
que pour elle.
Des défis passionnants pour
demain
Les entrepreneurs industriels français sont optimistes. Le
passage à la monnaie unique européenne, l'euro, semble
devoir générer une hausse de la croissance. Mais comment
seront surmontés des chocs aussi puissants que l'instauration
des 35 heures, la crise asiatique ou encore le grand bug informatique
de l'an 2000 ? Autant de défis qui peuvent également
se révéler des chances à saisir pour l'industrie
française si elle sait en profiter pour se moderniser
Le défi des 35 heures
Réticents pour la plupart à la réduction du
temps de travail imposée par la loi, les patrons français
prennent cependant leurs dispositions pour appliquer le texte voté
au parlement en mai 1998."Pour les y aider, l'UIMM a su négocier
avec les partenaires sociaux un accord le 28 juillet 1998 permettant
de faciliter ce passage par la modernisation de ses accords collectifs,
explique Dominique de Calan, délégué général
adjoint de l'UIMM.Trois centrales syndicales plus pragmatiques et
moins politiques que les autres, Force ouvrière, CGC et CFTC,
ont en effet signé un accord portant sur l'annualisation,
la rémunération à la mission de certains techniciens,
ingénieurs et cadres et enfin la formation professionnelle."Alors
que le texte de loi initial prévoit la diminution de la durée
légale du travail(à trente-cinq heures) en l'an 2000,les
entreprises estiment que ces aménagements leur permettront
de sortir leur épingle du jeu. Pour autant beaucoup accélèrent
leurs projets d'investissement afin d'accentuer l'automatisation
au détriment de la main d'uvre. D'autres enfin préfèrent
externaliser leur production.
Le défi de l'an 2000
Imaginez nous sommes en l'an 2000 dans l'aéronautique. Un
ordinateur passe en revue les dernières dates de contrôle
effectué sur un robot. Il affiche 1998. L'ordinateur ne prend
en compte que les deux derniers chiffres de l'année, marque
00 (pour l'an 2000) et calcule donc que le robot n'a pas été
vérifié depuis
98 ans. L'arret de la fabrication
est ordonné. Aujourd'hui, les entreprises du monde entier
s'acharnent à débusquer ce type d'erreur dans les
programmes informatiques. Des centaines de millions de francs sont
ainsi investis. Mais tous redoutent que le"grand méchant
bug" de l'an 2000 ne fasse perdre des dizaines de milliards
de francs à l'économie mondiale. Si ce n'est pas le
cas, la refonte de tous ces programmes aura permis de les moderniser
et d'accroitre notre compétitivité industrielle.
LES GRANDS DOMAINES D'ACTIVITE
Plus de deux millions de salariés sont employés dans
les quelques 46000 entreprises industrielles membres de l'union des
industries métallurgiques et minières(UIMM). Si globalement
ces entreprises ont réduit leurs effectifs depuis vingt ans,
elles continuent cependant à recruter régulierement
des jeunes. Dans toutes les branches d'activité, (automobile,
aéronautique, électronique
)ces jeunes recrues
découvrent des entreprises tournées vers l'avenir et
au fort contenu technologique.
La construction de matériels
de transport
La modernisation des modes de fabrication a complètement transformé
les industries de matériel de transport, qu'il s'agisse d'automobile,
de matériel ferroviaire, de construction aéronautique
ou encore navale. Conséquence:le niveau de qualification est
de plus en plus élevé et constructeurs comme équipementiers
accueillent avec interet les candidatures de jeunes diplomés,
afin de les former à leurs techniques et à leurs produits.
Chez les professionnels de la maintenance et de la vente, la tendance
est également à la hausse des qualifications.
Partout, le baccalauréat professionnel devient peu à
peu le diplôme de base, même si les titulaires d'un CAP
ou d'un BEP ont encore leur chance. Au-dela du bac, il existe peu
de diplomes spécifiques sauf dans l'aéronautique. Il
faut donc se touner vers les filières généralistes,
et en particulier vers les brevets de technicien superieur(BTS), les
diplomes universitaires de technologie(DUT), les instituts universitaires
professionnalisés(IUP) et, bien sur, les écoles d'ingénieurs.
L'aéronautique
Avec pres de 100000 salariés,l'aéronautique est la
première industrie française à l'exportation
grace à la réussite d'Airbus industrie,mais aussi
de Dassault ou encore d'Eurocopter.L'Etat est tres présent
dans ce secteur stratégique puisqu'il détient la majorité
du capital d'Aérospatiale,de la SNECMA et de Dassault-Aviation.En
plein essor apres quelques années difficiles,l'aéronautique
attire de nombreux jeunes diplomés.La région Midi-Pyrénées
est leader avec l'assemblage des Airbus à Toulouse, Aérospatiale
et ses 9000 salariés et la construction de satellites. C'est
un secteur fortement qualifié puisque pres de 26% de l'effectif
est composé d'ingénieurs, 36% de techniciens et de
cadres et seulement 25% de personnel ouvrier. Des diplomes spécifiques
existent d'ailleurs à tous les niveaux.
L'automobile
Si les noms de Renault et PSA (Peugeot-Citroen) nous sont familiers,
leur activité est de plus en plus tournée vers l'assemblage
des pièces et composants livrés clé en main
par des équipementiers moins connus du grand public. Ces
derniers peuvent etre de grands groupes, comme Valéo ou Faurecia,
mais aussi des PME sous-traitantes qui contribuent également
à la fabrication des véhicules automobiles. Résultat:les
effectifs des constructeurs ne cessent de décroitre au profit
de leurs filiales et sous-traitants. Mais, l'industrie automobile,
c'est également la construction de camions ou de matériel
agricole dans des entreprises comme Renault véhicules industriels
ou Ferguson.
Au total, constructeurs et équipementiers réunis,
l'industrie automobile française emploie plus de 300000 personnes.
C'est en Ile de France que se trouvent les sites les plus importants
avec plus de 30% des salariés de la construction automobile.
Suivent la Franche-Comté(13%), le Nord-Pas-de-Calais(11%)
et la Haute-Normandie(10%).
La construction navale
Apres des années tres diffiles et face à la concurrence
de pays comme la Corée du sud, la construction navale française
semble renaitre. La vogue des croisières a en effet permis
le retour à une importante activité des chantiers
de l'atlantique à Saint-Nazaire (douzième rang mondial).
En effet, alors que le cout de la main d'uvre défavorisait
les chantiers hexagonaux lorsqu'il s'agissait de fabriquer des bateaux
sans réelle valeur ajoutée (pétroliers et autres),
le savoir-faire des ouvriers français est incomparable pour
construire les véritables palaces flottants que sont les
bateaux de croisière modernes.
Par ailleurs, la France se situe depuis longtemps au premier rang
des constructeurs de bateaux de plaisance (Bénéteau-Jeanneau)
et pneumatiques (Zodiac).
La construction ferroviaire
La division Transport d'Alstom (ex-GEC-Alsthom) est l'un des trois
premiers groupes mondiaux de construction ferroviaire. On lui doit
bien sur le succès du TGV, mais aussi de l'Eurostar, des
métros des tramways, des trains régionaux ou encore
plus récemment, de la mise au point de trains pendulaires
(s'inclinant dans les virages pour compenser la force centrifuge).
Alstom est principalement présent à Belfort (Franche-Comté).
Autre grand du secteur, Matra Transport International qui produit
des matériels de transport urbain à Montrouge.
La transformation des matériaux
et composites
Longtemps il n'y eut que l'acier et le bois, puis apparurent les plastiques
et, enfin, les composites. Autant de matériaux que l'industrie
de haute-technologie produit dans toute la France.
Le travail des métaux
Soixante-dix mille personnes travaillent encore dans l'industrie
sidérurgique, soit trois fois moins qu'il y a vingt ans pour
une production équivalente. En Lorraine, les effectifs ont
ainsi fondu de 70000 à 12000.Peu de secteurs industriels
ont connu un tel choc et la sidérurgie voit seulement maintenant
le bout du tunnel. Le groupe Usinor produit environ 90% de l'acier
français. A ses cotés subsistent quelques entreprises
indépendantes.
En aval de la sidérurgie, qui fabrique l'acier et le fer,
les entreprises du secteur du travail des métaux (décolletage,
découpage, estampage, forge
)emploient pres de 150000
personnes, celles des produits métalliques pres de 90000,la
fonderie (production de pièces dans les moules) 35000,les
éléments pour le batiment (essentiellement la construction
métallique) plus de 30000.
Les composites
Les industries modernes, et tout particulierement spatiale et aéronautique,
ont besoin de matériaux tres résistants à la
chaleur et aux frottements. Lindustrie automobile est aussi friande
de ces matériaux qui sont employés dans des véhicules
comme la Smart ou la Renault Espace.C'est dans cette optique qu'ont
été conçus des matériaux dits "composites"
parce qu'ils sont composés de plusieurs constituants. Si
la fibre de carbone est ainsi fréquemment employée,
de nouveaux mélanges apparaissent, qu'il s'agisse de feuilles
d'acier ou de plastique.
La construction du matériel
informatique et de communication
Si la France est relativement peu présente dans la construction
de matériel informatique, elle joue un role majeur dans les
industries de communication avec des entreprises comme Alcatel, Matra
ou encore Sagem.
L'informatique
C'est la grande révolution chez les constructeurs informatiques
puisqu'ils fabriquent de moins en moins de matériel et deviennent
de plus en plus des fournisseurs de prestations. Confrontés
à la concurrence des constructeurs d'Asie du sud-est qui
produisent à moindre cout, les grands constructeurs (Bull,
IBM, Hewlett-Packard,
) ont en effet du peu à peu changer
leur stratégie pour ne pas disparaître. D'abord simples
assembleurs de matériels construits à bas prix dans
les pays asiatiques, ils se positionnent désormais sur le
terrain des sociétés de service et d'ingénierie
en informatiquue (SSII). Le groupe IBM France compte 17500 salariés,
dont plus de la moitié travaillent pour les activités
de services (IBM Global Services). Plus tounés encore vers
la production et la commercialisation de matériels infomatiques,
Bull France et Hewlett-Packard emploient respectivement 10000 et
4000 personnes.
Les télécommunications
Mèler les données informatiques, la voix et les images
sur les "autoroutes de l'information", c'est le grand
chantier des industriels des télécommunications. Une
société comme Alcatel Telecom, qui fut longtemps numero
1 mondial du secteur, maitrise aussi bien les techniques de transmission
que l'émission, la récéption de signaux ou
encore la téléphonie mobile.
La construction électrique
et électronique
Si la construction électrique est surtout une industrie lourde,
l'industrie électronique produit au contraire d'abord des biens
destinés au grand public. L'une comme l'autre sont présentes
un peu partout en France avec des sociétés de toutes
tailles.
La construction électrique
Les entreprises de production de matériel électrique
emploient pres de 150000 personnes et travaillent essentiellement
pour l'export, ainsi que pour les grands donneurs d'ordres français
que sont EDF et la SNCF.Il peut s'agir aussi bien de produire des
fils et des cables, que des matériels de transport et de
distribution. Des grandes sociétés comme Schneider,
Alcatel et Alstom sont présentes dans ce secteur.
La construction électronique
L'industrie électronique fabrique ses propres produits ou
founit ses composants à l'ensemble de l'industrie française.
Le poids lourd français du secteur est Thomson, qui emploie
plus de 90000 personnes à travers le monde dans ses deux
branches : Multimédia (grand public) et CSF (défense).
Mais, il faut aussi compter avec les implantations françaises
du Néerlandais Philips ou de l'Allemand Siemens.
Sources:Guide édité
par l'étudiant " : Débuter et évoluer dans
l'industrie (recrutement, mobilité, carrière)",
1998,Paris.
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